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31 décembre, 2010

Côte d’Ivoire : Les Faits qui militent en faveur d’un hold up électoral au profit de M.Ouattara avec la bénédiction de l’ONU

Le 30 décembre 2010 par IvoireBusiness – Afin d’étayer ces fraudes, nous citerons six (6) faits réels qui ne sont qu’une infime partie des preuves de hold-up électoraux massifs

organisés par Ouattara et ses acolytes :

1- Contrairement à la complicité des observateurs de l’Onuci, qui sont aveugles et aphones face aux agissements frauduleux et criminels du groupe Ouattara, le Chef des experts électoraux africains, Monsieur Jean-Marie Ngondjiban Gangté a livré à la presse ivoirienne et internationale les conclusions de sa mission qui sont sans appel : « les élections ne répondaient pas aux normes des critères généralement admis pour les élections libres, transparentes et équitables. Des irrégularités majeures ont été relevées dans les villes de Korhogo, Bouaké, Ségala, Tortia, Karango. Ce sont les vols des urnes, les refus du camp ADO d’accepter la présence des observateurs de la majorité présidentielle lors des dépouillements des urnes … »

Ces constats accablants établis par une mission d’observateurs africains, n’ont jamais été relayés par une certaine presse bourgeoise partiale, normalisée et qui participe à la campagne du hold-up électoral planifié en faveur d’ADO par l’impérialisme international et la France en particulier.

Dans ce même registre de mépris racial envers l’Afrique et les noirs, un journaliste français renchérit à propos des Observateurs africains en des termes irrespectueux : « Observateurs sortis d’on ne sait où ». Et, pourtant le groupe des experts électoraux africains est mandaté par l’Union Africaine et agrée par la CEI ivoirienne.

[…]

Comment expliquer que l’opinion internationale et ces pays du nord qui se proclament démocrates puissent soutenir les putschistes de septembre 2002 contre le président démocratiquement élu Laurent Gbagbo ?

Les impérialistes et l’Onuci ont refusé de désarmer les rebelles de la zone septentrionale avant les élections tout en exigeant leurs organisations. Ce plan d’imposer ADO président est ici un peu plus limpide car organiser les élections avec le fusil braquer sur la tempe de l’électeur du président Laurent Gbagbo est un crime organisé. Le mépris du noir est une fois de plus affirmé. En occident, personne n’aurait accepté de voter dans ces conditions mais pour les nègres d’Afrique c’est normal et acceptable aux yeux des impérialistes.

Le soutien inconditionnel de la France et de l’Onuci aux putschistes ivoiriens contre le président Laurent Gbagbo, est confirmé par un fin connaisseur de l’Afrique M. Philippe Evanno chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10, il déclara ; « L’ONU a été incapable de respecter ses engagements et d’assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord.

L’élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l’ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l’élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif »

2- Dans la Vallée de Bandama le Candidat Ouattara a totalisé en réalité 149.598 voix. Cependant, la CEI régionale a communiqué à la CEI centrale 244.471 voix soit une augmentation frauduleuse de 94.873 voix supplémentaires. [Cf. http://www.ivoiredignite.com/index.php]

3- L’ancien premier ministre du Togo et Chef de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (UA), Joseph Kokou Koffigoh, dans la lecture du rapport de sa mission du 30 novembre 2010 a signalé entre autres les anomalies dûment constatées en ces termes : « Le climat relativement lourd aux alentours des lieux de vote […] des actes de violence graves notamment des pertes en vies humaines, des atteintes à l’intégrité physique, des séquestrations, des intimidations, des tentatives d’enlèvement et de dégradation du matériel électoral. Autant d’éléments qui devraient faire l’objet d’une appréciation minutieuse de la part des organes compétents afin de déterminer leur impact sur le scrutin »

La Mission d’observateurs de l’Union Européenne régentée par la France et l’Onuci en la personne du représentant du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki Moon, l’inconditionnel de Ouattara, M. Choi Young Jin, n’ont pas constaté ces actes gravissimes, organisés dans la zone du nord contrôlée par les putschistes d’ADO.

4- L’ampleur de la fraude et la participation active des impérialistes en faveur de leur poulain ADO a écœuré nombre d’ivoirien qui habitent pourtant dans le Nord contrôlé par les putschistes de 2002. À ce sujet un habitant de la ville de Bouaké Monsieur M D qui se réclame de rebelle, écrit :

« D’importantes sommes d’argent soit plus de 6 milliards de FCFA auraient été utilisés pour acheter les voix à raison de 20.000 FCFA par électeur. Les cadres de l’ONU et le personnel auraient engrangés plus 10 milliards de FCFA de corruption afin de proclamer Ouattara vainqueur et président de la république ».

Comment les militants de Gbagbo ont été brutalisés, obligé à voter avec une arme sur la tempe ou battu jusqu’à mort ?

Savez-vous qu’il y a eu bourrage d’urne au profit du candidat Ouattara, reconnu par des soldats de l’ONU et des observateurs internationaux ?

Avez-vous le témoignage des observateurs des ONG africaines qui ont eux même subit et dénoncé les exactions des rebelles ?

Gbagbo a gagné au même titre que Bush lors de son premier mandat.

Savez-vous que les observateurs de l’UE sont restés dans les beaux quartiers d’Abidjan ?

[…]

5- Dans sa Conférence de presse au QG de la majorité présidentielle sur la situation en Côte-d’Ivoire, son porte-parole Monsieur Pascal Affi N’Guessan déclara : « Dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO), sous contrôle des Forces Nouvelles, les conditions d’une élection libre, juste et transparente n’étaient pas réunies. En effet, en violation de l’Accord Politique de Ouagadougou et du Code électoral, les Forces Armées des Forces Nouvelles, qui étaient pourtant présumées encasernées et désarmées, ont semé la terreur et la désolation contre des populations cibles.

Ainsi, les agents électoraux et les représentants de LMP dans les bureaux de vote ont été chassés, les empêchant d’exercer leur mission. Des militants et sympathisants de LMP ont été sauvagement battus à sang, humiliés et séquestrés. Le pronostic vital est même en jeu pour certains et leur état nécessite donc une évacuation urgente vers des établissements sanitaires spécialisés à Abidjan. A l’heure actuelle, des dizaines de proches de la majorité présidentielle demeurent encore otages des Forces Armées des Forces Nouvelles à Bouaké , Korhogo, Man , Zuénoula , Odiénné, Ferké, Boundiali »

http://cote-ivoire.com/1185/politique/presidentielle-ivoirienne/pascal-a…

Les deux premiers témoignages poignants précédents en l’occurrence celui d’un rebelle ivoirien et d’un résident étranger dans le pays, parmi tant d’autres, illustrent incontestablement le coup d’état électoral « France-onusien » contre le Président Laurent Gbagbo et le peuple ivoirien.

[…]

Dans un important article du 3 décembre 2010 du site abidjan.net, une analyse mathématique des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle, intitulé « Youssouf Bakayoko dévoile une fraude de 500.000 votants fictifs dans les zones CNO », relève l’ampleur les fraudes massives du candidat Ouattara. Ce hold-up électoral que voudrait couvrir la France et l’Onuci ne peuvent résister à l’épreuve des faits réels ci-dessous
6-

« Puisque plusieurs preuves d’irrégularités, exactions et tricheries témoignent d’un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu’il y a eu fraude massif de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait s’interpréter aussi que les zones CNO hors région vallée du Bandama ont votés deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!

[…]

Quel serait donc le vrai score d’Alassane Ouattara sur la même base des données de Youssouf BAKAYOKO ? Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% votants sur les voix d’Alassane Ouattara. On obtient le tableau ci-après :

Total Inscrits : 5 784 490

- GBAGBO LAURENT : 2 107 055, soit 52,04%

ALASSANE OUATTARA : 1 942 088, soit 47,96%
Total : 4 049 143, soit 100%

Taux Participation : 70,00%

Ecart de voix dues au bourrage des urnes en zone CNO : 541 076

Conclusion 2 : LAURENT GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf BAKAYOKO ».

Catherine Balineau

Par cotedivoireverite le 31 décembre, 2010 dans Politique Africainne
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« LAURENT GBAGBO EST DEVENU UN SYMBOLE »

photo1293749160.jpgLe mercure est monté d’un cran hier à Abidjan avec la visite surprise de deux poids lourds de la scène politique et du barreau français, venus apporter leur
soutien au Président Laurent Gbagbo dans son duel avec la communauté internationale. En effet, Jacques Vergès, ténor du barreau parisien et avocat des grandes et souvent impossibles causes, et Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel français et ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, ont foulé le sol ivoirien pour apporter publiquement leur soutien au Président élu de la Côte d’Ivoire et reconnu par le Conseil constitutionnel, au moment où un autre ténor français, l’ami socialiste Jacques Lang, vient de lui faire défection, le suppliant presque de quitter le pouvoir pour sortir et partir par le haut.
Dès leur arriver à l’aéroport international d’Abidjan Port-Bouët, les deux ténors ont commencé « à cracher du feu ». Roland Dumas, avocat au barreau parisien et au carnet d’adresses fourni, a stigmatisé une certaine communauté internationale faite de quelques individus qui décrochent leur téléphone et se mêlent de tout et n’importe quoi, de choses qui ne les regardent pas. Ajoutant qu’étant lui-même membre de cette soi-disant communauté, il allait en examiner le cas.
Quand à Me Jacques Vergès, il a critiqué une France coloniale qui n’a pas fait sa mue et qui est nostalgique du passé. Pour lui, la colonisation est dépassée et terminée il y a plus 40 ans et le temps des boys, des dirigeants soumis aux ordres de la France était dépassé. Ambiance !
De l’aéroport, cap fut directement mis sur le Palais présidentiel pour une audience d’une heure et demie avec le Président Laurent Gbagbo, leur nouveau client dont ils entendent désormais s’occuper du dossier devant toutes les instances internationales.
A leur sortie d’audience, même ambiance. Pour Roland Dumas, Laurent Gbagbo est bel et bien le Président élu de Côte d’Ivoire dès lors qu’il a été reconnu comme tel par le Conseil constitutionnel ivoirien. L’homme ne part pas de rien car ayant lui-même été pendant une dizaine d’années, président du Conseil constitutionnel français. Les questions de souveraineté et de constitutionnalité ne lui sont nullement étrangères.
Pour Jacques Vergès, ce qui est intolérable aux yeux des français, c’est que Laurent Gbagbo adopte une posture d’insoumis, de Président indépendant. Il est devenu le symbole d’une Afrique nouvelle, d’une Afrique qui ne s’incline pas.
Puis il s’en fendu d’une mise en garde très sévère à la France : « Il y a eu Dien Bien Phu, on était paraît-il fort, ça a été la défaite. Il y a eu l’Algérie, ça a été encore la défaite. Si la France attaque la Côte d’Ivoire, ça sera son tombeau ».
Autant dire qu’il y aura de l’électricité dans l’air dans les jours qui viennent concernant « le cas Gbagbo » et le dossier ivoirien.
Nous y reviendrons.

Christian Vabé / DOMINIQUE SAVIO

Par cotedivoireverite le 31 décembre, 2010 dans Politique Africainne
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29 décembre, 2010

Après la Riviéra, Niangon Sud fait échec à une manœuvre douteuse de l’ONUCI

Que cherchaient les forces militaires de l’Onu-ci, hier mardi, dans les environs de la centrale thermique d’Azito? Seuls Choi et ses soldats devenus indésirables pour leur partialité avérée dans la crise ivoirienne pourront répondre à cette question. Les populations de Yopougon Niangon, quant à elles n’ont pas voulu en savoir trop sur cette présence suspecte des forces de l’Onu-ci dans cette zone pour réagir spontanément et vigoureusement. En l’espace de 30 minutes, des dizaines de milliers d’ivoiriens avaient submergé les agents de l’Onu-ci qui ne savaient plus quoi faire face à ce déferlement humain spontané. « Nous ne comprenons pas ce que cherche l’Onu-ci ici à Azito. Ils disent qu’ils se sont égarés mais ce n’est pas vrai. On ne peut pas avoir toutes les cartes d’Abidjan et s’égarer », a témoigné un habitant de la commune.
N’y eut été l’intervention du général Mangou, Chef d’Etat-major des armées et la promptitude des forces de défense et de sécurité ivoiriennes qui l’accompagnaient, l’irréparable se serait produit.
Ce malheureux incident est bien évidemment un avertissement à tous ces va-t-en-guerre qui s’agitent encore à brandir leurs épées contre le peuple ivoirien. Pour dire que rien ne fera reculer les ivoiriens au moment de défendre la vie de leur nation.

Aux dernières nouvelles, les Rois et chefs traditionnels, persuadés de l’implication de l’Onu-ci dans la grande conspiration contre la Côte d’Ivoire demandent leur départ immédiat du territoire ivoirien.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ONUCI

UN CONVOI DE L’ONUCI ATTAQUE A YOPOUGON

Abidjan, le 28 décembre 2010 Un convoi de trois véhicules de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) transportant 22 casques bleus a été attaqué mardi à Yopougon alors qu’il se dirigeait vers Abidjan en provenance de l’intérieur du pays.

Une foule nombreuse a encerclé le convoi blessant un soldat au bras avec une machette et incendiant un des trois véhicules.

Grâce à l’intervention du Chef d’Etat-Major Général des Forces de Défense et de Sécurité, le Général Philippe Mangou, la situation est retournée à la normale.

L’ONUCI condamne vigoureusement cette attaque et réitère sa détermination à poursuivre son travail au service du peuple ivoirien.

Pour toute information supplémentaire, prière de contacter:

Hamadoun Touré, Porte-parole
Tél. : +225-06203305        ; Portable : + 225-05990075        ; Fax : +225-020235107
Email: hamadoun@un.org.

http://www.onuci.org

NOTE DE LA REDACTION

La rédaction de www.infoscotedivoire.net a décidé de publier intégralement le communiqué de presse pondu par l’inénarrable Hamadoun TOURE, homme à tout faire du pyromane Young-Jin CHOI, patron de la mission onusienne en Côte d’Ivoire. Ce document montre à quel point le sieur Hamadoun TOURE est dangereux. Il dit des contre-vérités sans se gêner le moins du monde. A quelle fin ? Lui seul peut répondre à cette question.
Mais il n’est pas du tout vrai, de présenter cette patrouille qui s’est retrouvée à Niangon sous quartier de Yopougon, loin de l’autoute Abidjan – Yamoussoukro, comme un convoi revenant d’une mission à l’intérieur du pays.
A supposer qu’ils reviennent effectivement de mission, que faisaient-ils si loin de l’autoroute Abidjan-Yamoussoukro ? Comment si vous êtes sérieux, M Hamadoun TOURE, pouvez-vous soutenir cela ? Tous ceux du système des Nations Unies et des autres institutions internationales qui connaissent Abidjan vont sourire de vous voir vous fendre d’un tel communiqué de presse contenant des inexactitudes. C’est lamentable.
Vous êtes dangereux. Vos errements lorsque vous étiez au service de la MONUC (mission des nations unies au Congo) devenue MONUSCO et qui vous ont valu d’être chassé par la population ne vous ont pas servi de leçon.

 

 

Par cotedivoireverite le 29 décembre, 2010 dans Politique Africainne
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Didier Julia, député UMP,, pas d’accord avec Sarkozy

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n’est pas partagée par l’ensemble des parlementaires. À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l’ancien ministre Hubert Védrine, s’interrogent. Au sein de l’UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu’il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d’entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, hier mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Notre problème, ce n’est pas d’être pro Gbagbo ou pro Ouattara… Nous nous interrogeons tous en commission des affaires étrangères et je peux dire que l’opinion majoritaire, de tous ceux qui s’intéressent au problème, est de dire qu’il y avait d’un côté une commission soi-disant indépendante, qui était sous le contrôle des Américains, en tout cas sous le contrôle des opposants au président Gbagbo et, de l’autre, un Conseil constitutionnel dont on dit que ce sont des amis de Monsieur Gbagbo, mais c’est quand même le Conseil constitutionnel… Par conséquent, je connais le nord de la Côte d’Ivoire qui est entre les mains de chefs de guerre qui pratiquent, comme chacun sait, le racket sur le coton et le diamant, et il était impossible aux populations qui sont sous leur tutelle de voter autrement que ce qu’elles ont voté. Donc, le problème de la légalité discutable dans le Nord est un réel problème.

Au sein de la commission indépendante aussi, il y avait deux assesseurs représentant le candidat Gbagbo, contre dix, et ils ont aussi fait l’objet de menaces. Par conséquent, les conclusions de la commission indépendante posent vraiment un problème. Mais je n’en veux pas à Michèle Alliot-Marie. C’est une femme pour laquelle j’ai de l’amitié et une certaine admiration. Ce qui m’inquiète plutôt, c’est qu’elle incarne une tradition gaulliste et, si son attitude l’amenait à soutenir aveuglément le point de vue américain et à ne pas respecter la réalité du scrutin pour des raisons qui m’échappent, eh bien, je dis que son image en pâtirait.

 Les médias agissent de la même façon dans tous les domaines. Tout le monde a hurlé contre Éric Woerth en le qualifiant d’escroc, de voleur, de menteur, de truqueur, de profiteur… Aujourd’hui, plus personne n’en parle. Lorsqu’ils s’apercevront tous qu’ils se sont trompés, il y en a pas un qui aura l’honnêteté de le dire. Il y aura une petite ligne disant que Monsieur Woerth n’était finalement pas concerné par les problèmes sur lesquels il était critiqué. J’ai connu cela à propos de l’affaire irakienne : ils se sont déchaînés contre nous pendant dix jours ! Le procureur général et les juges ont conclu que l’accusation de collusion avec une puissance étrangère pour intenter aux intérêts fondamentaux de la France était une affaire purement ubuesque et sans fondement. Nous avons été totalement relaxés et nous avons eu droit à trois lignes dans les journaux… Regardez, toute la presse s’est déchaînée sur le problème des retraites. A l’étranger, certains pensaient que la France était sens dessus dessous et que c’était la révolution dans la rue… Tout le monde nous interrogeait sur le désordre de la société française et plus personne ne parle des retraites aujourd’hui ! Dans la presse française, tout le monde va dans le même sens et, lorsqu’ils feront marche arrière, on va passer à autre chose…

J’ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l’Afrique. C’est très dommage. J’ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu’elle met en cause l’influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l’Afrique, qui est le continent d’avenir. En 2050, l’Afrique sera plus peuplée que la Chine. C’est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s’organiser, dont les ressources sont considérables, et c’est vraiment un continent d’avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d’un pays d’avenir. Si cela s’amplifiait, ce serait une grave régression.

Par cotedivoireverite le 29 décembre, 2010 dans Politique Africainne
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28 décembre, 2010

A LA FRANCE citoyenne au nom des AFRICAINS de France

Sous nos yeux et dans le silence de notre indifférence se noue peu à peu un drame à venir. Au nom de ses amitiés avec un des candidats à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le Président Sarkozy est en train d’entraîner la France dans une aventure militaire. Sous le couvert de la « communauté internationale » et en instrumentalisant l’O.N.U., ses amis et lui ont décidé d’installer par la force des armes, à la tête de la Côte d’Ivoire, les principaux acteurs de la rébellion qui a endeuillé ce pays depuis 2002. Le battage médiatique auquel nous assistons depuis quelques semaines ne vise qu’à préparer l’opinion publique à ce déni de droit international. Il vise à accréditer demain la thèse d’une guerre civile entre Ivoiriens.

Cette proclamation de faux résultats entachés de fraudes et d’irrégularités, hors la loi, hors cadre, HORS DÉLAI, dans un HÔTELQuartier Général d’un des candidats, et  sur une Chaine de télé française « France 24« , est un « COUP D’ÉTAT MÉDIATIQUE« .

Citoyens de France,

Ne laissez pas perpétrer un autre génocide en Afrique noire, en votre nom.

Ne vous taisez pas alors qu’il en est encore temps. Demain, la France sera coupable d’avoir créé les conditions de massacres en Côte d’Ivoire.

Patrie des droits de l’homme et du citoyen,

Ne sois pas indifférente au sort des peuples qui veulent assumer leurs droits souverains et défendre leurs institutions légales. Ce n’est pas un crime de vouloir être libre et de faire respecter les lois de la démocratie.

Nous Africains de France, croyons aux valeurs de liberté et souveraineté que la France enseigne au monde depuis des siècles.

Citoyens de France,

Demandez au Président Sarkozy d’œuvrer à la recherche d’une solution politique en Côte d’Ivoire plutôt que de préparer une guerre injuste contre le peuple ivoirien. Demain ce sera trop tard pour la Côte d’Ivoire à cause de votre indifférence et ce sera le tour d’un autre pays africain de subir.

Le collectif des associations d’Africains de France

Par cotedivoireverite le 28 décembre, 2010 dans Politique Africainne
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9 février, 2011

Aéroport de Yamoussoukro : Un hélico onusien refoulé

Publié le mardi 8 fvrier 2011   |  Le Temps

Les manœuvres de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) aux fins de déstabiliser
le régime ivoirien dirigé par Laurent Gbagbo, ont buté hier sur la détermination des autorités
aéroportuaires de Yamoussoukro. Aux environs de 11 h, un hélicoptère marqué du signe UN, en
provenance de Bouaké (fief de la rébellion armée), a été poliment interdit d’atterrir. En effet,
selon des informations recueillies auprès des autorités de l’aéroport de la capitale politique de la
Côte d’Ivoire, cet aéronef a sollicité une autorisation d’atterrissage. Ce qui lui « a été poliment
refusé », vu que depuis le déclenchement de la crise post-électorale, cet espace a fermé ses pistes d’atterrissages à n’importe quel engin volant. L’ordre a été donc intimé aux pilotes de l’hélicoptère de retourner sur ses bases de Bouaké. Si cet aéronef a obtempéré, il n’en demeure pas moins qu’il a mis du temps. Il a dû survoler le domicile de l’ancien Premier ministre, Charles Konan Banny, tentant même de se poser. Avant de repartir probablement à Bouaké. Si l’identité de l’équipage n’a pas été identifiée, on apprend que l’hélico transportait des personnalités, issues des Forces nouvelles et du Rhdp. Qui, selon ces mêmes sources, ont décidé de rentrer en négociation avec la chefferie traditionnelle de Yamoussoukro. A l’effet de solliciter un asile pour les personnalités politiques retranchées à l’Hôtel du Golf. Il se murmure à Yamoussoukro que Guillaume Soro a décidé de s’impliquer personnellement dans cette quête. Ainsi, aurait-il envisagé de se rendre à Yamoussoukro, lui-même. Quand l’on sait que la chefferie locale est fortement divisée sur le choix des Fn de faire de leur cité, le point de chute d’Alassane Ouattara et son équipe.

Toussaint N’Gotta
Correspondant régional

Par cotedivoireverite le 9 février, 2011 dans Politique Africainne
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8 février, 2011

Crise au golf Hôtel : Le vide se fait autour de Ouattara

Les locataires du Golf Hôtel commencent à faire le vide autour de Ouattara qui les a entrainés dans un cul-de-sac.

Dans le confrère vert désormais très rebelle, Le Nouveau Réveil du vendredi 4 février, l’inutilement
bouillant Secrétaire général de la jeunesse du Pdci, Kkb fait un aveu de taille sur le drame qui se vit
au Golf Hôtel. L’homme a été très clair, comme s’il sortait d’un enfer qu’on lui a imposé. «Je ne
retourne plus au Golf.» A-t-il coupé net. Ça veut bien tout dire. Car après plus de 2 mois de captivité dans un hôtel même cinq étoiles, il retrouve la liberté, l’envie de vivre sous la protection du régime Gbagbo qu’il hait tant. C’est parce que ça ne sent pas la rose au Golf Hôtel, que Kkb répond
catégoriquement qu’il n’y retournera plus. Parmi la jeunesse du Pdci, d’aucuns révèlent qu’il a subi
de graves sévices de la part de ses alliés-rebelles qui se sont par la suite transformés en bourreau.

Mais pour certains, «Kkb n’aura jamais le courage de dire publiquement ce qui s’est passé. Ils savent désormais qui est Ouattara. Ils ont vécu ses méthodes monstrueuses et cyniques.» Kkb n’est d’ailleurs pas le seul à avoir eu la paix et la quiétude chez l’ennemi à abattre. Le cas de Akossi Bendjo, maire du Plateau est le plus édifiant. Il a prétexté un décès de sa mère pour quitter le Golf. Le maire a certes reçu l’autorisation de Ouattara de sortir du Golf. Mais à condition qu’il soit accompagné à son domicile par 3 rebelles comme gardes rapprochées. L’objectif était bien simple. Le ramener après les funérailles en question. Mais une fois chez lui, le maire a réussi à semer les tueurs de Ouattara par une porte dérobée. Les 3 gardes pris de panique, n’ont pas, à leur tour, eu le courage de retourner chez Ouattara. Lui dire que Bendjo s’est enfui, les inscrits automatiquement à l’article de la mort. Car il est su là-bas que le président du Rdr qui a installé une mafia dans cet hôtel, ne badine pas avec ce genre de choses. Les cadres du Pdci emportés par Bédié dans ses bras découvrent ahuris que l’homme est un criminel dont la vie pourrait inspirer un grand film mafieux. Car au Golf, il ne règne que par la terreur. On ne discute pas ses ordres. Brou Aka Pascal en sait quelque chose. Surtout qu’il a été proprement passé à tabac par les rebelles. Outre Kkb et Bendjo bien d’autres ont commencé à fuir «la République de Ouattara». Il y a le maire Amichia François, Séa Honoré, Ahmed Bakayoko, Amon Tanoh, Bigtogo, Allah Kouadio Remi, Djédjé Mady… ce dernier s’est donné quelques jours de repos en Europe. Il y a en plus Anaki Kobena qui dit-on, aurait pris la route du Ghana abandonnant seul Ouattara à ses problèmes. On peut aussi citer le confrère Yapi Assa, alias Waston K. qui a préféré rejoindre son patron Soro au Golf. En pensant que le coup de force de Ouattara réussirait pour qu’il vienne reprendre sa place à la Primature. Pour une question de poste, il a préféré suivre ceux qui détruisent son pays. Aujourd’hui, pour se donner bonne image, le confrère raconte à qui veut l’entendre qu’il n’était pas au Golf. Bref, ça chauffe au Golf, malgré les apparences outrageusement mensongères que ne cesse de lui coller la presse qui lui est proche. Dans ce lot «d’évadés», se trouvent bien d’autres cadres du Rhdp. Le député de Logoualé qui a réussi à s’enfuir est allé se fier à un ex-ministre de la République qui lui a proprement passé un bon savon. Car ce maire atteint d’une grave maladie qui a failli l’emporter par manque de moyens adéquats, a été sauvé de justesse après
intervention du chef de l’Etat. Il lui a exprimé sa reconnaissance en monnaie de singe. Un autre cadre proche de Mabri et qui a réussi à s’échapper est allé se confier à Siki Blon Blaise, Haute autorité de la Région des Montagnes. En tout cas au Golf, Ouattara règne certes par la terreur, mais l’autre réalité qu’il tend à occulter est qu’il commence à être essoufflé financièrement. Est-ce à dire que ses parrains qui le forcent dans le jeu électoral ivoirien commencent à serrer la bourse ? En tout cas, le temps le dira. Mais il est clair que la grogne s’amplifie parmi les mercenaires qu’il a fait venir à Abidjan. La prime quotidienne qu’il leur a promis 5000f à 15000F chacun. Depuis quasiment plusieurs jours, ce pécule tarde à être décaissé. En outre, dans la rébellion qui lui est restée fidèle à Bouaké, la grogne se fait de plus en plus entendre. Kouakou Fofié, le chef de guerre de Korhogo affiche désormais un désintérêt pour la cause de Ouattara. Il en est de même pour Touré Hervé alias Vetcho, chef rebelle de Katiola. Le fils de Touré Virginie présidente des femmes du Rdr n’est plus lui aussi chaud pour la guerre de Ouattara. Parmi eux, certains ont déjà demandé à leurs combattants de retourner à leurs occupations extra- militaires. C’est pourquoi, Ouattara porte son dévolu sur la Cedeao et les mercenaires sud-américains pour mener sa guerre contre la Côte d’Ivoire. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. Et ne pense pas aux conséquences que cela pourrait entrainer. Le plus important pour lui, c’est le chaos. Il estime sûrement que ça pourrait lui profiter. Un Ivoirien ne proposera pas un tel scénario à son pays. Le dire n’est pas de la xénophobie.

Guéhi Brence
gb08301660@yahoo.fr

Par cotedivoireverite le 8 février, 2011 dans Politique Africainne
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ABDOULAYE TRAORE ALIAS AB (ANCIEN CHEF DE GUERRE DES FORCES NOUVELLES) :«Blaise Compaoré a eu sa part dans l’argent du casse de la Bceao»

Ancien chef de guerre de la rébellion des Forces nouvelles, Traoré Abdoulaye alias Ab ne veut absolument pas voir le président Blaise Compaoré dans le panel sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire ; c’est pour- quoi dans cette interview, il souligne l’implication du président burkinabé et celle d’Alassane Dramane Ouattara dans la rébellion et le casse de Bceao.

Il y a une polémique qui enfle relativement à la participation du président burkinabé Blaise Compaoré au panel de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire : votre avis ?
Je ne veux pas que Blaise Compaoré vienne diviser davantage les Ivoiriens.  C’est lui qui a formé notre rébellion, c’est lui qui nous a formés jusqu’à ce qu’on vienne attaquer la République le 19 septembre 2002. Aujourd’hui, je suis dans la République, je ne veux pas qu’il vienne encore mélanger les gens et imposer un président dans ce pays.

Dans quel compartiment de la République êtes-vous ?
Je suis dans la République avec le président Gbagbo. J’ai rallié son camp ; je suis avec lui depuis 2008. Et je ne veux pas que quelqu’un qui a formé cette rébellion vienne aujourd’hui, dans un panel de chefs d’Etat pour chercher à imposer un président, là je dis non ! Parce que c’est lui qui nous a formés et nous sommes venus faire le coup ; donc je refuse de le voir ici ! Je refuse ! Et je tiens à lancer cet appel afin que le monde entier comprenne comment tout  a commencé jusqu’à ce que ça se complique, aujourd’hui.

Quelle a été réellement l’implication de M. Blaise Compaoré dans la rébellion?
En 2000, Blaise Compaoré  nous a envoyés à Pô, après à Frakrô où nous nous sommes entraînés avant de venir attaquer le 19 septembre 2002. C’est pour tout cela qu’il ne peut pas se mêler aux autres présidents du panel de l’Union africaine et venir gâter le résultat de leur travail. Lorsque j’ai parlé dans la presse en 2008, j’ai dit qu’on ne pouvait pas aller aux élections sans le désarmement. Blaise Compaoré était Facilitateur, mais on est allé aux élections sans le désarmement et voilà les conséquences. J’ai bien dit en 2008 que Blaise Compaoré allait venir mélanger ce pays et faire tuer beaucoup de gens. J’avais prévenu que les gens allaient distribuer les fausses cartes d’identité au Nord ; j’avais également signalé la participation de la France. C’est la France, avec le Général Johanna et Alain, qui nous faisaient contourner les positions des Fds pour pouvoir prendre des villes.

Et comment cela se passait-il ?
Les Français donnaient le système, ils nous disaient comment les Fds sont placées. On contournait, on faisait l’infiltration et lorsqu’ils arrivaient, ils nous distribuaient les armes. En fait, ils nous indiquaient des endroits où ils déposaient les armes pour nous. Par la suite, nous, on va les récupérer là-bas et puis on frappe !

Les Français mêmes, la Licorne ?
Oui, les militaires français, avec l’adjudant Raymond, signalaient les dispositifs de l’adversaire et distribuaient les armes à des points précis. A Man, par exemple, lorsqu’on voulait rentrer là-bas, on a discuté avec eux, ils sont allés cacher les armes quelque part, au cimetière. Ils nous ont indiqué que la poudrière des Fds était à la Préfecture de Man. J’ai fait l’infiltration, et lorsque nous sommes arrivés, nous avons frappé de prime abord sur la poudrière afin de disqualifier les Fds, puis nous avons avancé. C’est le même système que l’Onuci est en train de faire actuellement à Abobo. Ils sont là-bas, ils font entrer les armes et ils les partagent. Ce sont les mêmes qu’ils ont cachées quelque part, qu’ils ont utilisées pour frapper. C’est comme présentement, ils cherchent les poudrières d’Abidjan pour les attaquer.

Mais comment les soldats français trouvaient-ils les poudrières des Fds, par hélico ?
Non, ce n’est pas toujours par hélico, mais avec des complicités internes.

Pour  revenir à M. Blaise Compaoré, selon vous, il vient plaider pour Alassane Ouattara ?
Oui, c’est clair que Blaise Compaoré vient imposer Alassane comme président. Et moi, je ne suis pas d’accord. Nous avons notre Constitution, et c’est dans le cadre de cette Constitution qu’un candidat doit être déclaré président la République et non au hasard ou par une combine de Blaise.  Depuis qu’ils ont accepté de prendre la Primature avec l’Accord de Ouaga, tout a été planifié. J’avais tout dit au journaliste, mais il y a eu des parties de mes propos qui ont été enlevés. Ils ne voulaient pas déposer les armes, ils voulaient garder les armes jusqu’à imposer Alassane Ouattara. Parce que, si on désarmait et que les choses étaient claires, ils allaient       perdre.  Donc, pour éviter les poursuites à cause de toutes ces tueries que nous avons commises, des casses de la Bceao que nous avons faits, il fallait trouver des stratégies pour avancer et gagner du temps. Il fallait imposer Alassane qui va décréter une amnistie générale  pour nous. Moi, je suis prêt à répondre de mes actes devant le Tribunal pénal international et que chacun assume ses responsabilités. Blaise Compaoré, c’est le père de la rébellion ; il a été le tuteur, il a financé les armes. Il a dit d’annuler les numéros des armes pour qu’on aille au combat.
Pourquoi annuler les numéros des armes ?
Pour ne pas qu’on sache l’origine des armes, de quel pays ça provient, c’est la dotation de quelle armée… on limait les numéros de chaque arme. On faisait cela à Ouaga à la poudrière.

Quels sont actuellement vos rapports avec la rébellion ?
Je n’ai plus de rapport avec elle depuis qu’on m’a arrêté à mon retour de Libye. Nous sommes allés faire une réunion, lorsque j’ai fait une déclaration en 2008, ils m’ont appelé pour me corrompre afin que je puisse rentrer. Arrivé en Libye, j’ai refusé. Mais lorsque je suis arrivé au Mali, on a fait des montages pour m’arrêter. Vous vous rappelez, Rfi avait annoncé qu’on m’avait arrêté au Mali, ce sont des montages pour me soutirer de l’argent, m’escroquer et se moquer de moi en disant que si je rentre dans la République, ils vont me dépouiller pour me replonger dans la pauvreté. Je leur ai répondu que je préfère vivre dans la pauvreté, mourir dedans, mais dire toutes les vérités.

Sur quoi était portée votre mission en Libye ?
Il y avait une rencontre avec certaines autorités, des partisans d’Alassane. Je suis prêt aujourd’hui à dévoiler leurs noms ainsi que ceux de tous ceux qui ont participé à cette rencontre. Il s’agissait de mettre au point un certain nombre de choses pour que je puisse venir bombarder. Mais j’ai refusé en disant que je ne bombarderai jamais.

Quelles autorités ? Des partenaires de M. Alassane qui sont en Libye ?
Voilà ! Alassane s’est toujours caché, il fait venir des gens, il se met toujours derrière et on a des intermédiaires qui nous lient toujours à lui.

Ce sont des Libyens ou des gens qui vivent simplement en Libye ?
Non, ce ne sont pas des libyens, ce sont des Ivoiriens. C’est une rencontre qu’on fait en Libye comme on peut en faire ailleurs, en Algérie, au Mali, etc. C’est une étude, c’est stratégique, c’est bien fondé. Ce ne sont pas des Libyens. Vous savez, si on veut faire une rencontre quelque part et qu’il y a des doutes sur la sécurité, on va ailleurs. Moi, je ne peux pas aller au Burkina ; si j’y vais, ils vont m’assassiner là-bas. Donc, ils m’ont demandé quel pays m’arrange, ils ont proposé la Libye et nous sommes allés là-bas pour discuter.

Quel rôle a joué M. Alassane Outtara à dans cette affaire ?
Alassane, lui c’est le Boss, c’est lui qui donne l’argent à Bak, et Bak va voir le président, le président donne à Michel Bassolé, Basolé à Zida,  Zida à Komoé, Komoé  à Sidi. Il y a beaucoup de choses qui passaient de branche en branche.

Entre le président Compaoré et M. Alassane, qui commande ?
Nooon ! Il n’y a pas de comparaison ! Peut-être que c’est lui-même le père fondateur de la rébellion. J’ai dit dans l’une de mes interviews que Alassane n’a pas de décision à prendre; c’est Blaise Compaoré qui prend toutes les décisions, c’est lui qui dit on fait ceci, on fait cela. Vous savez que Blaise compose directement avec la France. Et dans ce contexte, il a détruit beaucoup de pays. Je connais Blaise, je me rappelle que j’ai fait un combat au Tchad pour faire asseoir Idriss Déby, on sait comment ça s’est passé. C’est moi qui ai fait le combat de Mauritanie et je sais comment ça s’est passé là-bas ; il y a beaucoup de pays où je suis passé avec lui et que nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Mais maintenant, il y a eu divorce entre Blaise et moi ;  je lui ai dit que je ne travaille plus dans ces contextes.

Il n’est donc pas le bienvenu en Côte d’Ivoire ?
Non, il n’est pas le bienvenu. S’il vient, c’est pour imposer Alassane. Et si on veut recompter les voix, il faudra refuser, parce que c’est un système qui a été déjà monté. Ils vont vouloir toujours tricher pour que Alassane soit président de la République et qu’il puisse payer toutes ses dettes. La promesse qu’il a faite aux Français, c’est un contrat, ils l’attendent.
Comment s’est passé concrètement le casse de la Bceao ?
Ce qui s’est passé à la Bceao, ce sont des instructions venues d’en haut jusqu’à nous. On a eu des instructions. J’ai une documentation et des Cd sur la répartition des fonds, où l’argent a été gardé, etc. Chacun a parlé sur le Cd, ce qu’il a eu dans le casse, tout. Vous savez, avant comme on était ignorant,  chacun a parlé, a fait le travail, sans s’en rendre compte que ça peut le condamner demain. C’est comme le Cd de Koné Zakaria où il explique que Alassane est le père de la rébellion, sans savoir que ça pouvait se retourner contre lui, c’est la même chose. Nous étions ignorants. C’est maintenant que nous comprenons que nous avons pris des risques. Sinon j’ai le Cd du partage, le montant qui est parti à Ouaga, combien on a reçu, par où c’est passé, tout…

Et le Président Compaoré, il a eu sa part ?
Tout le monde a eu sa part ! Tout le monde a eu ! Ce n’est pas ceux qui ont donné les instructions qui ne vont pas avoir leur part. A un moment, il n’y avait pas d’argent pour acheter les armes. Donc il fallait trouver un système pour casser la banque pour trouver de l’argent et payer les Pa et les Rpg, etc. Ils ont demandé un montant. C’est comme la campagne d’Alassane Ouattara. Sa campagne, c’est l’argent de la Bceao qui l’a financée. Voyez bien, est-ce qu’un homme, même s’il a travaillé pendant cent (100) ans, peut-il avoir l’argent de la sorte ? Comment ? Soyons clairs, soyons dans la logique, disons-nous la vérité. Il n’a jamais été Président, comment a-t-il pu avoir cet argent  pour faire cette campagne qu’il a faite ? On sait d’où ça provient, on sait qu’il y a eu trois agences attaquées : Korhogo, Man, Bouaké. Et on sait les contenus qui sont partis, on sait! Son émissaire venu chercher l’argent, on connait ; les soldats burkinabé venus chercher aussi, on connait ! l’immatriculation de la voiture burkinabé venue convoyer l’argent, on connait ! Donc, qu’ils arrêtent de fatiguer le président Gbagbo. Ce sont eux mêmes qui ont pris l’argent de la Bceao pour faire leur campagne. Nous, on a pris des morceaux- morceaux, moi, je reconnais ce que j’ai pris, mais que chacun reconnaisse ses faits !

A part la présence du président Blaise Compaoré que vous récusez, que pensez-vous du panel qui     arrive ?
Nous avons fait des élections où au Nord, ils ont violé la Constitution ; ils ont violé le code électoral, ils ont bourré les urnes pour pouvoir imposer quelqu’un. Et je le sais bien, j’ai travaillé avec eux, et je sais ce qu’on faisait là-bas. Et je le dirai avec toutes les précisions. Notre travail, c’était de violer certaines lois. Quand il y a eu le cessez-le feu, on violait le cessez-le feu pour attaquer les gens pour faire les crimes, donc c’est le même système qu’ils ont employé là-bas. Il faut le dire ouvertement, et je le dis avec fracas et je suis prêt à assumer toutes mes responsabilités jusqu’au bout.

Où étiez-vous pendant les élections ?
J’étais à Abidjan, ici.

Avez-vous voté ?
Oui, j’ai voté. J’étais à Abidjan ici quand ça se passait. Et j’ai appelé ceux qui sont l’autre côté, ils m’ont expliqué que, franchement, ils ont fait des frappes, deux bonds, deux mouvements, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’ils ont empêché les gens de voter.

Pensez-vous que la Côte d’Ivoire  s’en sortira bientôt ?
Si Blaise Compaoré n’est pas dans la mission qui arrive et qu’on fait le recomptage des voix, aujourd’hui, on connait qui est le vrai président.

Vous faites toutes ces révélations, mais quelles raisons auraient les gens pour vous croire aujourd’hui ? Est-ce qu’on ne peut pas dire que vous parlez pour faire plaisir à quelqu’un ?
Jamais ! Je ne parle pas pour faire plaisir à qui que ce soit. Je n’ai pas reçu  5 F de Gbagbo ni de quelqu’un. Gbagbo ne connaît même pas où j’habite. Personne ! Même lorsque je suis arrivé et que je suis allé me faire connaitre, personne ne m’a donné 5 F ou ne m’a dit quoique ce soit de la part de Gbagbo. Personne !

On l’admet, mais vos déclarations actuelles peuvent  avoir l’objet d’attirer sa sympathie, non ?
Jamais ! Jamais ! J’ai fait des dépositions depuis 2008 et j’ai dit que je ne suis pas prêt à prendre quoique ce soit à qui que ce soit pour quelque chose. Aujourd’hui, je suis là pour mon pays, je ne veux plus qu’on attaque mon pays, que les biens de mon pays aillent au Burkina ou au Mali ou de l’autre côté pour que les autres puissent s’enrichir sur mon pays ; là,  je dis non !

Et jusqu’où peut aller votre détermination dans la défense de votre patrie ?
Je ne veux pas aujourd’hui que mon pays soit massacré par un pays voisin qui va pousser des Burkinabè, des Libériens, comme ceux qui ont attaqué avec moi, pour venir attaquer mon pays et le détruire. Je dis non ! Je ne veux plus que le sang d’un Ivoirien soit versé. Je ne veux plus ça ! C’est pour cela que je parle. Et je demande pardon à toute la Nation ivoirienne. Je regrette ce que j’ai fait et je demande pardon pour tout ce que j’ai fait comme exactions, comme tueries. Aujourd’hui, je m’incline devant toute la Nation ivoirienne et lui demande pardon. Je dis encore non à tous ceux qui veulent venir attaquer mon pays.

Que faites-vous dans la vie ?
Je fais le commerce.

Ça marche  bien ?
Oui, ça va. Pour le moment les choses sont bloquées, mais comme j’ai au moins deux véhicules de transport, ça va.

Interview réalisée par
Germain Séhoué

Par cotedivoireverite le 8 février, 2011 dans Politique Africainne
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7 février, 2011

CEREMONIE D’HOMMAGE AUX SOLDATS MORTS

La nation a honoré la mémoire de 32 soldats tombés pour sa défense

Le président de la République, Laurent Gbagbo, a présidé hier après-midi à l’état-major des armées au camp Galliéni au Plateau, la cérémonie d’hommage de la nation aux 32 membres des Forces de défense et de sécurité (Fds) tombés au champ d’honneur dans le cadre des évènements nés de la crise post-électorale. C’est pratiquement en larmes que le Chef de l’Etat qui avait à ses côtés le ministre de la Défense et du Service civique, Alain Dogou, le ministre de l’Intérieur, Emile Guiriéoulou, le ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts, Koffi Koffi Lazare, le chef d’état-major des Armées ainsi que les chefs des grands commandements des Fds, s’est incliné devant les dépouilles des 32 soldats.

Engagement de l’armée

Au nombre desquels, comptent un officier, des sous-officiers et des militaires du rang des Forces armées nationales, de la Gendarmerie, de la Police et des Eaux et Forêts. En reconnaissance des services rendus à la nation et qui leur ont coûté la vie, ils ont été tous élevés à titre posthume aux grades supérieurs avant d’être décorés chacun, de la médaille de chevalier de l’Ordre national pour les officiers et, celle de chevalier du mérite de l’Ordre national pour les sous-officiers et militaires du rang. Au-delà du caractère hautement solennel de la cérémonie militaire qui fait de ces serviteurs des héros nationaux, le chef des armées de Côte d’Ivoire, le général de corps d’armée, Philippe Mangou, est intervenu non seulement pour appuyer par des mots l’hommage qui leur est rendu, mais pour réaffirmer face à la nation, au Chef de l’Etat, l’engagement de l’armée à accomplir sa mission de défense de la République et des institutions qui l’incarnent.

« Au moment où la République tout entière rend ici hommage à ses valeureux serviteurs, je voudrais saluer leur courage et louer leur loyauté. Quand le devoir les a appelés, ils se sont alors dressés contre l’imposture qui menaçait la vie de la nation. On nous tuera lâchement certes, mais on ne nous déshonorera pas ni ne tuera en nous la volonté et l’engagement de défendre notre pays jusqu’au sacrifice suprême ». En faisant savoir cela, le général de corps d’armée, Philippe Mangou, la main sur le cœur, dit que le sacrifice de ses collaborateurs ne sera pas vain, car indique-t-il : « La Côte d’Ivoire restera debout, plus forte et plus unie que jamais, grâce à leur martyre ». Après avoir retracé les circonstances de la mort des 32 soldats des Fds ainsi tués par les ennemis de la République alors qu’ils ne faisaient qu’accomplir leur mission régalienne, le patron des armées traduisant la colère qui anime ses hommes a, sans détour, exprimé ses ressentiments en ces termes : « Perdre ainsi la vie, du fait de personnes sans raison ni morale, pour qui la perfidie et l’hypocrisie constituent les seules vertus de la vie est assurément le plus grand malheur qui puisse arriver dans la vie d’un soldat ». Avec la circonstance ainsi décrite de la disparition si brutale des 32 hommes, le Cema estime qu’il s’agit «des morts de trop».

Avec des mots empreints d’émotion, le général de corps d’armée, Philippe Mangou, a mis à jour le sens d’honneur qui a caractérisé les défunts. Ils se sont sacrifiés, a-t-il reconnu, pour la Côte d’Ivoire.

«Refusant de confondre l’honneur et les honneurs, servir et se servir, vous avez été des soldats dont peut s’enorgueillir de tout temps notre pays.

Don de la vie pour que vive la République

Avec désintéressement et amour de la patrie, vous êtes allés au bout de votre engagement et du sacerdoce. Vous n’avez pas failli. Vous avez donné de votre sueur et payé de vos vies, pour que vive la République ». Le chef des armées de Côte d’Ivoire a enfin annoncé que les noms des 32 soldats des Fds ainsi tombés au champ d’honneur seront gravés sur le mémorial dédié aux fils glorieux de la Côte d’Ivoire, qui ont donné leurs vies en sacrifice pour sauver la nation. Ce mémorial est érigé et visible à la place d’armes de l’état-major des armées.

Notons que la cérémonie, par moments, ponctuée de cris et de pleurs des parents des défunts qui n’arrivaient pas à se contenir, s’est achevée par un important don du Président de la République. Lequel a dégagé pour tous les défunts, la somme de 160 millions de francs, à raison de cinq millions par famille.

Par cotedivoireverite le 7 février, 2011 dans Politique Africainne
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LA REPUBLIQUE DU GOLF: cauchemar, otages et vaste mascarade

Nombreux sont ceux qui, à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, décrient le « blocus » de l’hôtel du Golf « maintenu » par le président Laurent GBAGBO.

Sur place, cela fait sourire… Les personnalités du camp Ouattara sillonnent pourtant les villes d’Afrique et du monde entier, sans que personne ne se pose de questions.
Entre temps, au Golf, plus de 300 rebelles armés, encadrés et entraînés par les casques bleus de l’ONU et la Force française Licorne sont embusqués.
L’État souverain de Côte d’Ivoire a installé des barrages de contrôle à quelques dizaines de mètres de l’entrée de cet hôtel, pour garantir légitimement la sécurité sachant que cet hôtel est situé à moins de 5 kilomètres de la résidence du Chef de l’État. Faut-il donc être fou pour lever ces barrages de contrôle et ainsi permettre à des rebelles sanguinaires de pouvoir perpétrer un coup d’état??
Alors, qui croit-on berner???? De quel « blocus » parle-t-on?

Pendant que Guillaume SORO, Mabri TOIKEUSSE, Afoussy BAMBA, Patrick ACHI, Charles DIBY KOFFI, et autres membres du clan Ouattara se baladent à travers le monde, ce qui se passe à l’hôtel du Golf est horrifiant.
Des centaines de personnes y sont retenues en otage. Certains ont réussi à s’enfuir, d’autres pris sur le fait d’une tentative de s’esquiver ont été froidement abattus. Des femmes sont violées par des dizaines d’hommes, certaines personnes ont été punies « d’emprisonnement » dans al chambre froide… C’est le cas de M. BROU AKA Pascal qui avait été nommé Directeur de la RTI et qui, suite à la pseudo marche pacifique sur la télévision du 16 Décembre, a été révolté par l’attaque armée que cette marche camouflait et a voulu se désolidariser. Il a été « sanctionné ».

De plus, de nombreux supporters présents sur les lieux depuis le temps de la campagne (c’était le QG de Alassane ouattara), veulent s’en aller car les houphouétistes vrais ne se reconnaissent pas dans cette rébellion sanguinaire qui a enfin fait tomber les masques. Les militants PDCI sont aux abois. Retenus contre leur gré au Golf, il sont nourris comme du bétail, tandis que les occupants du 5ème étage (comprenons Ouattara, ses Ministres et personnalités de leur cabinet) se font livrer caviar, saumon, champagnes et fins mets par les hélicoptères français.

A l’extérieur de l’hôtel, dans la ville d’Abidjan et dans le reste du pays, les militants du PDCI ne supportent plus de voir leur président, vieux et affaibli, obligé à une promiscuité malsaine avec des chefs de guerre tristement célèbres pour leurs exactions commises depuis 2002. Il réclament la « libération » de M. Bédié et de son épouse, ainsi que des autres personnalités du PDCI. Le parti historique ivoirien est en crise.

Triste mascarade. Spectacle ridicule. Ouattara et ses alliés de la pseudo communauté internationale pensent berner le monde, mais les ivoiriens voient clair dans leur jeu. La vérité se révèle de plus en plus.

Par cotedivoireverite le 7 février, 2011 dans Politique Africainne
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Après 2 mois de combats – Bilan croisé du duel Gbagbo-Ouattara – Ce qu`ils ont gagné, ce qu`ils ont perdu

Le samedi 4 décembre 2010, en procédant à la cérémonie d’investiture du candidat Laurent Gbagbo, déclaré comme vainqueur du 2nd tour de la Présidentielle du 28 novembre 2010, le Conseil constitutionnel venait, sans le vouloir peut-être, de remettre le feu aux poudres en Côte d’Ivoire. Tout commence effectivement le 02 décembre, quand M. Youssouf Bakayoko, en sa qualité de Président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), annonce depuis l’hôtel du Golf la victoire au 2nd tour de la Présidentielle du Dr Alassane Dramane Ouattara, candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), avec plus de 54% des suffrages exprimés. Cette annonce est aussitôt récusée par le Conseil Constitutionnel qui avait, quelques heures plus tôt, déclaré forclose la CEI, puisque le délai de 72H qui lui était imparti, venait d’expirer. Le 03 décembre, c’est-à-dire le lendemain, c’est le Conseil constitutionnel qui va plutôt annoncer la victoire du candidat Laurent Gbagbo, par 51% des suffrages exprimés, après avoir donné une suite favorable au recours de La Majorité Présidentielle (LMP) sur des irrégularités du scrutin dans le Nord du pays. Depuis, la Côte d’Ivoire vit dans un malaise profond et le quotidien des Ivoiriens est fait d’un chassé-croisé politico-diplomatique auquel ils ne comprennent plus rien. Plus de deux mois après les résultats proclamés par la CEI et l’investiture de Laurent Gbagbo comme président de la République élu de la Côte d’Ivoire, quel est le bilan du «face-face» Gbagbo-Ouattara? Qu’ont gagné et perdu les deux hommes?

LAURENT GBAGBO:
Assurément, l’homme Gbagbo aura étonné plus d’un par sa grande capacité de survie politique. Une capacité que personne ne lui soupçonnait, puisqu’aucun observateur sérieux ne lui donnait plus d’une semaine à tenir dans le fauteuil présidentiel. Au bout du compte, le candidat de LMP en est à son 3è mois au palais présidentiel. «Gbagbo ne tiendra pas jusqu’à fin décembre», avait pourtant prévenu le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, dès la première semaine du «face-à-face», c’est-à-dire début décembre. Là où on le voyait partir sous la contrainte, après les déclarations d’Obama depuis le Air Force One, de retour d’Afghanistan, après les ultimatums de Sarkozy depuis Bruxelles, les menaces de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les sanctions ciblées de l’Union Européenne (UE), rien n’a réussi à ébranler le «roc» Gbagbo qui va manifester toute sa mainmise sur la machine de l’État à partir du 16 décembre 2010 quand le RHDP, le Premier ministre Guillaume Kigbafory Soro en tête, décide d’aller installer le nouveau DG de la RTI dans ses locaux de Cocody. C’est ce jour-là, pour avoir brisé leur élan devant la communauté internationale et maté violemment la contestation dans les rues, que Gbagbo remporte sa première victoire significative devant ses adversaires du RHDP. Lui que certains de ses collaborateurs directs avaient presque fui, croyant qu’il tomberait, rebondit au soir du 16 décembre 2010 et lance son carré de fidèles conseillers et ministres dans la bataille politique, juridique et diplomatique. Sa 2è grande victoire, c’est d’avoir cassé le «mythe» de la communauté internationale qui en impose n’importe comment, n’importe quand et à qui elle veut. «Donc, on peut ne pas décrocher leurs coups de fil et ne pas en mourir?», s’est extasié en privé un chef d’État de la sous-région quand il a eu la confirmation que Gbagbo avait refusé de prendre Obama et Sarkozy au téléphone. Assurément dans cette crise post-électorale ivoirienne, tout un mythe, celui de la communauté internationale, s’est écroulé sur le continent. Sa 3è grande victoire, elle, est diplomatique. C’est celle d’avoir réussi à casser l’unanimisme des premières heures de la communauté internationale à vouloir coûte que coûte le condamner. Petit à petit, et de façon diplomatique soutenue, Gbagbo a commencé à engranger des soutiens, et donc des succès. La façade de la CEDEAO s’est vite fissurée devant le cas Gbagbo, l’UA n’est pas demeurée en reste au point que le SG de l’ONU, Ban Ki Moon, a été obligé de monter en prémière ligne pour faire un plaidoyer sur l’unité face aux crises, lors du dernier sommet d’Addis-Abeba, fin janvier dernier. Ce succès diplomatique est le fruit d’un groupe de travail, composé de diplomates chevronnés, qui s’est comporté comme une «force de réaction rapide» pour aller aux 4 coins du monde plaider la cause de leur leader. La 4è grande victoire de Gbagbo, c’est sa mainmise affichée sur la machine de l’État. Il n’a eu de cesse de démontrer qu’il a avec lui la réalité de l’appareil militaro-sécuritaire, à travers le contrôle des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) entièrement sous ses ordres, la réalité de la machine financière de l’État à travers les contrôles effectifs des régies financières et des caisses de l’État, la réalité des édifices publics puisque ses ministres sont bel et bien dans les ministères et occupent tous les édifices de l’État pour accomplir leurs missions régaliennes, et enfin la réalité des médias d’État. A contrario, le Président Gbagbo a essuyé des revers cinglants dans ce «face-à-face», dont le premier est l’isolement politico-diplomatique dans lequel il a plongé la Côte d’Ivoire, exclue aujourd’hui de la CEDEAO et de l’UA, sans compter l’UEMOA. De leader, voire de métronome de la sous-région, la Côte d’Ivoire est devenue comme un paria, à cause de la guéguerre politico-électorale actuelle que livre le Président Gbagbo. Le 2è revers est l’impasse économique et financier dans lequel la volonté de Gbagbo d’être au pouvoir a conduit le pays. Le FMI, la Banque Mondiale et tous les partenaires au développement ont suspendu leur aide bilatérale et multilatérale au développement. Le 3è revers, c’est la contre-publicité terrible faite à ce pays naguère si prospère. Les ballets incessants de chefs d’État et de présidents d’Institutions sous-régionales et régionales à Abidjan, la présence quasi-permanente de la Côte d’Ivoire sur le signet des grandes chaînes de télévision et de radio dans le monde, sont des choses qui desservent le pays. Deux mois après, même si Gbagbo a rattrapé son retard politique et diplomatique, sa posture reste tout de même très délicate, puisque le principe du recomptage des voix qu’il a proposé n’a pas encore été admis et retenu.

ALASSANE DRAMANE OUATTARA:
Avec cette crise post-électorale en Côte d’Ivoire, le candidat du RHDP aura démontré toute, l’épaisseur et l’efficacité de son carnet d’adresses internationales. Jamais, on peut l’affirmer sans sourciller, un responsable africain n’aura réussi à mobiliser autant les grands de ce monde autour de sa cause. Est-ce du fait de Ouattara lui-même ou du positionnement de la Côte d’Ivoire sur l’échiquier mondial? La première grande Victoire du Dr Ouattara dans cette bataille, c’est l’isolement politico-diplomatique dans lequel il a réussi à plonger son adversaire Gbagbo, vite apparu comme un imposteur et un pestiféré. L’exclusion de la Côte d’Ivoire des institutions sous- régionales et régionales comme la CEDEAO l’UEMOA, l’UA, sans compter la mise sous embargo global par l’UE, sont autant d’actes qui attestent la force en international du Dr Alassane Ouattara, qui a engrangé une 2è victoire politique avec l’impasse économique et financière dans laquelle il a réussi à plonger la Côte d’Ivoire pour contraindre Gbagbo à lâcher ce qu’il estime lui revenir de par sa victoire proclamée par la CEI, c’est-à-dire le fauteuil présidentiel. «Ce n’est pas de gaité de cœur que le Président Ouattara engage toutes ces procédures difficiles qui asphyxient son pays, mais nous savons que M. Gbagbo s’accroche pour encore mieux voler ce pays. Et ça, nous ne l’acceptons pas», a précisé une source proche de l’hôtel du Golf. Aujourd’hui, de par la puissance du carnet d’adresses du Dr Ouattara, et de par la volonté des puissances qui le soutiennent, la Côte d’Ivoire se retrouve sous les fourches caudines d’institutions financières et de partenaires au développement comme le FMI, la Banque Mondiale, la SFI, l’UE et autres. Les aides bilatérales et multilatérales au développement sont suspendues, et le gouvernement Aké N’gbo se débat pour pallier ces défaillances. «Gbagbo tombera comme un fruit pourri», a prévenu le candidat du RHDP déclaré vainqueur du scrutin de 28 novembre 2010 par la CEI. Et on constate létranglement continue pour la Côte d’Ivoire. Que ce soit l’UA, la CEDEAO, l’ONU, tous ne reconnaissent que la victoire de Ouattara, et non celle de Gbagbo qu’elles estiment usurpée. Réussir à maintenir l’actualité ivoirienne sur les signets de la presse internationale est une prouesse dont Ouattara peut s’enorgueillir aujourd’hui. Cette guéguerre post-électorale a permis de comprendre que l’homme Ouattara est bien introduit dans les sérails des grands de ce monde. Cependant, en interne, le candidat élu, selon la CEI et reconnu président par la communauté internationale, présente beaucoup de lacunes dont la première est l’absence totale de mainmise sur la machine de l’État. Malgré le fait qu’il ait nommé un Premier ministre, en l’occurrence Guillaume Soro, formé un gouvernement d’union, cette crise a permis de réaliser que Ouattara n’a aucune emprise sur l’appareil militaro-sécuritaire, puisqu’il ne contrôle pas les FDS. Des ralliements d’officiers généraux et officiers supérieurs annoncés, c’est seulement le colonel-major à la retraite Mian Gaston qu’on a vu. Qu’est-ce qui se passe au niveau de la troupe? Même s’il a réussi à l’étrangler pratiquement, le Dr Ouattara n’a pas la réalité de la machine financière de l’État, puisqu’il ne contrôle pas de façon effective les régies financières, qui rendent compte plutôt à son rival Gbagbo. Alassane Ouattara ne contrôle pas non plus les édifices de l’État. Ses ministres qu’il a nommés, sont cloîtrés au Golf Hotel, victimes du blocus imposé par les FDS, et ne peuvent donc pas occuper les ministères pour accomplir leurs missions. Les médias d’État lui échappent complètement, ce qui l’oblige à créer une radio et une télévision RHDP, pratiquement des chaînes «pirates». Sa deuxième lacune qui atteste son manque d’emprise en interne, ce sont les mots d’ordre lancés çà et là par ses «généraux» sans grand effet sur le terrain, alors qu’il est crédité de plus de 54% des voix à la présidentielle du 28 novembre dernier par la CEI et de 48% par le Conseil constitutionnel, avec derrière lui toute la machine du RHDP. Ajouté à cela, le «dialogue de sourds» entre lui et les FDS. En fin de compte, les deux monstres sacrés de la scène politique ivoirienne, revèlent bien des forces mais ne manquent pas de trainer des faiblesses dans cette bataille de la reconnaissance du pouvoir d’Etat.

J M K Ahoussou

Par cotedivoireverite le 7 février, 2011 dans Politique Africainne
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4 février, 2011

Franc Cfa et Croissance Economique – La Côte d’Ivoire n’a pas d’autres choix que de battre monnaie

Source :  Le Temps : Dernière Mise à jour : 03/02/2011 (Auteur : )

La création de la monnaie nationale en Côte d’Ivoire fait l’objet d’un débat même au-delà des frontières du pays. Certains nostalgiques trouvent ici l’opportunité de distiller leur pessimisme légendaire qui les suit comme la peau des fesses. On peut lire dans certains journaux sur la place d’Abidjan qu’il faudrait 15 ans aux autorités d’Abidjan pour créer une monnaie. Disons tout simplement que ceux-là soit, ignorent les mécanismes, soit sont de mauvaise foi et dans ce dernier cas, sont juste dans leur logique de désinformation. Il est temps que l’on s’arrête un moment pour se poser, économiquement parlant, les questions fondamentales à savoir: la Côte d’Ivoire se sent-elle bien ? Si oui, tant mieux! Sinon, que faut-il faire pour vivre mieux ? A travers ce document qui se veut pédagogique, nous essayons de souligner les atouts d’une monnaie nationale d’une part et la capacité de la Côte d’Ivoire de battre sa propre monnaie d’autre part. Pour commencer notre propos, nous vous présentons un bref historique du F cfa, nous exposons par la suite le rôle d’une banque centrale avec celui de la Bceao en prime avant de peindre les variables qui militent en faveur de la capacité de la Côte d’Ivoire de battre monnaie.

Le Franc Cfa : historique

Au 19e siècle, le continent africain dans son ensemble a joué un rôle important dans l’économie internationale en sa qualité de pourvoyeur d’Or au système monétaire du globe. L’Afrique a ainsi aidé non seulement à monétiser l’économie méditerranéenne au moyen-âge mais aussi à maintenir la balance de paiement de ces économies. Malheureusement, l’effectivité de la participation des pays d’Afrique, particulièrement ceux d’Afrique de l’Ouest dans le système monétaire international est apparue seulement avec l’utilisation du franc français. L’environnement économique défavorable d’âprès guerre a vu le retrait du franc français et son remplacement par le franc Cfa dans les colonies françaises d’Afrique. Cette nouvelle monnaie est introduite avec un taux de change fixe avec le franc français. Notons que le Trésor français gère le franc Cfa à travers un compte dit d’opérations et « garantie » la convertibilité du Cfa avec d’autres monnaies. L’Afrique du franc Cfa est scindée en plusieurs organes dont l’Uemoa (Union monétaire ouest-africaine) qui est dotée d’une banque centrale (Bceao). L’Uemoa regroupe huit (8) pays dont la Côte d’Ivoire et est sensée faciliter le commerce sous-régional avec une politique fiscale commune. Le Trésor public français est représenté dans la région par les différentes banques centrales dont la Bceao. L’on se demanderait le rôle d’une banque centrale en général et celui de la Bceao en particulier.

Quel est le rôle d’une banque centrale et comment opère-t-elle ?

Une banque centrale est chargée de gérer la politique monétaire d’un ou de plusieurs pays. Ce rôle lui est confié par un ou plusieurs chef (s) d’Etat. La banque centrale joue le rôle de banque des banques. Elle émet la monnaie papier, elle fixe les taux d’intérêts et supervise ainsi les marchés financiers.
Nous venons de citer (3) points clés dans le fonctionnement d’une banque centrale. Pour simplifier les choses, prenons un exemple concret. M. Konan va vers la Biao (sa banque) dans le but d’avoir un prêt pour l’achat de sa voiture, de même la Biao se tournera vers la Bceao, la banque centrale (sa banque donc) pour de la liquidité afin de satisfaire M. Konan, d’où le rôle de banque des banques de la Bceao (la banque centrale).
Le deuxième rôle comme nous l’avons dit est d’émettre de la monnaie, c’est cette action de la Bceao qui permet aux habitants d’Abidjan, par exemple, de savourer les nouveaux billets « craquants » qu’on appelle aussi monnaie fiduciaire.
La banque centrale fixe enfin le taux d’intérêt directeur. En effet, tout prêt a un coût déterminé en amont par le taux directeur banque centrale. C’est sur la base de ce taux que les banques commerciales reçoivent des prêts de la banque centrale et/ou de leurs paires. On est donc en droit de se demander les bases sur lesquelles la banque centrale fixe son taux directeur. C’est ici, que nous comprendrons les effets des décisions de la Bceao sur la vie de chaque individu depuis Koudougou (au Burkina Faso) jusqu’à Abidjan.
En effet, selon les techniques modernes de gestion d’une politique monétaire, outre l’injection de billets frais dans l’économie en vue d’en garantir la liquidité, la banque centrale dispose du maniement du taux d’intérêt directeur. Ce dernier levier permet à toute banque centrale de baisser ou de relever le niveau de la monnaie en circulation dans un pays. Ainsi, quand la quantité de la monnaie n’assure pas un fonctionnement normal de l’économie, la banque centrale y injecte une certaine quantité d’argent ou en limite sa circulation. Ce mécanisme se fait à travers la variation du taux d’intérêt directeur qui a un effet sur le niveau de l’inflation, c’est-à-dire la cherté de la vie. Qu’est ce que cela signifie?
En clair, la banque centrale se fixe pour premier objectif de maintenir le taux d’inflation (ou cherté de la vie) à un niveau d’équilibre prévu, soit 3% pour la Bce (Banque centrale europeenne) et 2% pour la Bceao (voir une étude de Amada Combey et Kako Nubukpo 2010, de l’Université de Lomé). Si la banque centrale estime que la cherté de la vie à court terme est susceptible de dépasser le niveau d’équilibre requis, elle se donne le droit mais non l’obligation de remonter son taux d’intérêt directeur, pendant une session du comité de politique monétaire. Ceci se traduira par une réduction ou une augmentation de la quantité de monnaie dans l’économie. On est tous d’accord que quand l’argent manque, la demande de biens baisse et partant les prix et vice-versa. Notons que l’augmentation des prix peut être due, soit au fait qu’il y a trop d’argent dans le pays ce qui gonfle la demande de biens et donc les prix, soit que les prix des produits importés (qui viennent de France ou de Chine par exemple) sont élevés. Notons que le prix du pétrole est souvent à la base de la croissance des prix des produits importés.
La dynamique du mouvement du taux d’intérêt banque centrale s’inverse quand l’inflation, est projetée en deça de son niveau d’équilibre, c’est à dire quand le niveau d’équilibre des prix va décroissant. Cela signifierait que l’économie ne fonctionne pas à plein temps d’où le chômage rampant et partant, la baisse des richesses à l’échelle nationale. Dans ces conditions, la banque centrale réduit son taux directeur pour rendre le loyer de la monnaie accessible aux consommateurs par le biais de leurs banques commerciales. En effet, quand le prix de l’argent baisse ainsi à la banque centrale, les banques sont censées faire des prêts qui à leur tour, permettent aux entreprises d’investir plus et aux individus de créer d’autres entreprises. Ceci, à moyen terme devrait assurer la reprise économique.
Malheureusement, il peut s’avérer que le levier du taux d’intérêt directeur soit inefficace et que l’économie continue de souffrir. C’est le cas aux Usa et en Europe où malgré un taux d’intérêt directeur avoisinant zéro pour cent, l’économie a eu du mal à redécoller. Dans ce cas précis, la banque centrale a un autre moyen, celui de faire appel à la planche à billets. C’est le cas en Europe et aux Usa ou la Fed (banque centrale américaine) a injecté et continue de fournir des milliards de dollars à son économie. Cela s’appelle le “ quantitative easing” pour les anglo-saxons. Ceci dit, la Bceao fonctionne-t-elle selon les normes ci-dessus?

De la position de la Bceao, la banque centrale de l’Uemoa

Au vu des études jusque-là, menées par plusieurs chercheurs, il y a un doute sur le rôle de la Bceao en termes de régulateur de l’économie au profit de ses mandataires. Il est même démontré sur la base des données fournies bar la Bceao, l’évidence que l’institution, n’a pas forcément pour objectif d’apporter l’énergie nécessaire à la croissance économique de l’Uemoa. “La banque n’est pas gérée” comme le dirait l’autre, pas par manque de compétence mais plutôt par manque de pourvoyeur de décision. La banque centrale de l’Uemoa serait aux ordres des représentants du Trésor français. La Bceao suivrait ainsi l’évolution du taux d’intérêt de la Bce (la Banque centrale européenne) et ou le taux de change de l’euro par rapport au dollar et partant, celui du franc Cfa contre le dollar américain. Les tableaux (1 et 2) ci-dessous présentent l’évoluion des taux de change entre l’euro et le dollar américain d’une part (Figure 1) et ceux du franc Cfa contre le billet vert (dollar américain). Ne cherchez y surtout pas de différence, vous n’en verrez aucune entre ces deux courbes parce qu’il n’y a en pas. Ceci dit face au dollar les problèmes de l’euro sont ceux de l’Uemoa. Ainsi des pays classes parmi les plus pauvres du monde partagent la galère en termes de commerce extérieur, avec l’Union européenne. L’Uemoa n’a pas le choix, il n’y a pas d’alternative. En termes de commerce extérieur, la Côte d’Ivoire qui pilote l’économie de la sous-région, reste perdante, car elle est membre de fait de la zone euro avec une monnaie trop forte.

1- Courbe d’évolution de la parité de l’Euro contre le dollar américain de janvier 2000 à décembre 2010 (Source Bloomberg)

2- Courbe d’évolution de la parité du franc Cfa contre le dollar américain de janvier 2000 à décembre 2010 (Source Bloomberg).

D’après les données fournies par la Bceao et la Bce (Banque centrale européenne), il ressort que la banque centrale de l’Uemoa, suit presque point par point, les décisions de la Bce. Ce phénomène n’est pas linéaire sachant que les deux banques centrales n’ont pas les mêmes objectifs. Un exemple palpable et dramatique ici, c’est qu’en 2007-2008, pendant que les Ivoiriens faisaient des marches de protestation contre l’inflation (ou cherté de la vie) qui avait court dans le monde entier, la Bce (Banque centrale européenne), relevait tranquillement son taux d’intérêt directeur pour contrer la folie prix, comme le recommande la théorie économique. Pendant ce temps, nous constipations sans surprise aucune, que la Bceao n’avait pas d’autres moyens que de rester de marbre face a la débâcle des économies qu’elle est sensée aider. Encore une fois, la compétence interne en la matière n’a pas fait défaut mais plutôt le pouvoir de décision se faisait désirer vu que les représentants du Trésor public français à Dakar disposent d’un droit de veto dans le comité de pilotage de la politique monétaire de l’Institution ouest-africaine. La figure ci-dessous indique ce que nous affirmions plus haut.
3. Evolution des taux directeur de la Bceao (courbe rouge, de haut) et de la Bce (courbe bleue, de bas). Cliquer sur le lien pour accéder à la figure. (Source Bceao et Bce)

Evolution des Taux directeurs Bceao-Bce

En clair, la Bceao ne ferait, non seulement pas usage d’aucun levier majeur à sa disposition pour procurer une nécessaire santé aux économies de l’Uemoa, pis, elle se serait trouvé une nouvelle vocation qui est au-delà des limites de son mandat en voulant couper les vivres à l’un des pays les plus avancés de l’union. Ceci dit, le désir de concrétiser une volonté populaire qui est la création d’une monnaie nationale en Côte d’Ivoire, ne peut qu’être légitime et salutaire. D’ailleurs, la Côte d’Ivoire n’a pas d’autres choix que de chercher la croissance par les moyens légaux avec une banque centrale qui répondrait à ses besoins. Beaucoup de citoyens s’interrogent et à juste titre, sur la faisabilité d’un tel bond en avant étant donne que la C^^ite d’Ivoire, qui compte plus que 45 pour cent de Pib (ou richesse) de l’union, est dans une crise post-electorale majeure. Le pays croule en ce moment sous des pressions économiques et politiques en provenance du monde entier et principalement de la France et des Usa.
En effet, battre monnaie obéit bien plus à des conditions économiques qu’à autre chose. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, on devrait plutôt se demander si les fondamentaux sont présents, en d’autres termes, si les conditions nécessaires et suffisantes sont réunies pour la création d’une monnaie. La Côte d’Ivoire a-t-elle les moyens (dans tous les sens du terme), de créer et gérer sa propre monnaie ? Si oui, quelles en seraient les conséquences ? Tel est l’objectif de notre argumentaire qui suit.
Rappelons que ce document se voulant pédagogique, nous essayerons de toucher, avec simplicité, au détail, pour permettre au lecteur, même presque moyen, de se forger une opinion à la lumière d’un minimum de connaissance.

Des conditions nécessaires et suffisantes pour la création d’une monnaie nationale en Côte d’Ivoire

La monnaie, en tant que moyen d’échange, est incontournable dans la vie de tout individu et partant, d’une Nation. La Côte d’Ivoire possède-t-elle les éléments pour participer aux échanges internationaux avec une monnaie propre à elle ? Nous répondons par l’affirmative car les bords de la lagune Ebrié regorgent de biens très convoites par d’autres Nations. La Côte d’Ivoire est premier producteur mondial de cacao et le pétrole, le gaz et d’autres ressources minières sont logés dans son sous-sol. La Côte d’Ivoire a donc les moyens de participer aisément au commerce international. A partir de ce moment, l’on peut se demander si la Côte d‘Ivoire a, en son sein, la matière grise nécessaire et une structure bancaire adéquate pour gérer sa propre monnaie. Concernant le premier point à savoir la matière grise, c’est-à-dire des hommes pourvus de compétences nécessaires pour penser et rendre effective la politique monétaire d’une banque centrale, la réponse ne peut qu’être affirmative. On est à tout le moins tous d’accord que les preuves de compétence dans ce domaine sont légion. Pour exemple, le gouverneur actuel de la Bceao maitrise tous les contours d’une politique monétaire et il ne saurait refuser d’apporter son expertise à son pays, quant au Premier ministre actuel de l’Etat de Côte d’Ivoire, le professeur Aké N’Gbo, il tutoie à souhait la politique monétaire, le professeur Mamadou Koulibaly est connu de tous pour ses connaissances en la matière. Nombreux sont les Ivoiriens qui enseignent l’économie a l’intérieur et a l’extérieur du pays. On se rappellera toujours Nicolas Agbohou. Du point de vue structure bancaire adéquate, notons que la Côte d’Ivoire bénéficie d’un réseau de plusieurs banques nationales qui sont en concurrence avec d’autres banques étrangères. Toutes ces banques ont des agences à travers le pays. La poste de Côte d’Ivoire bénéficie d’un réseau qui peut servir pour la distribution de la monnaie. Toute cette structure est coiffée par une agence nationale de la Bceao qui est parfaitement dans la position de jouer le rôle principal. De quoi auraient donc peur les autorités d’Abidjan? Rien ! Cela dit la lutte sera âpre car l’Uemoa sans la Côte d’Ivoire, son poids lourd, le Trésor français aura un manque à gagner à coup sûr. Il est évident que l’Elysée jouera toutes ses cartes pour empêcher la réalisation d’un tel projet, ce qui est tout à fait normal (de son point de vue) car les intérêts gouvernent les actions et la France joue ici ses intérêts. La Côte d’Ivoire a donc tout intérêt à lutter pour sa survie.

Les dangers que court la Côte d’Ivoire à battre monnaie.

Le principal danger à gérer une monnaie, réside dans l’éventualité d’une attaque menée par des investisseurs contre une parité « injustifiée » d’une monnaie par rapport à une autre. En effet, une monnaie se renforce au fur et à mesure que les fondamentaux de son économie s’embellissent. Ainsi, les investisseurs se débarrassent d’une monnaie dont le pays connait des difficultés économiques. Contre cette logique, il se trouve des dirigeants qui, par fierté, décident de ramer contre le vent et ils perdent toujours. Pour éviter de telles mésaventures, il ya deux possibilités : la première, c’est de poser des balises en fixant la parité de la monnaie avec un panier de plusieurs autres monnaies nationales (celles de Nations avec lesquelles l’on commerce le plus souvent). Une autre décision de politique monétaire, que nous trouvons d’ailleurs meilleure, c’est de laisser flotter sa monnaie et ne jamais essayer de la défendre au cas où elle ferait l’objet d’attaques, car c’est toujours peine perdue. Nous allons apporter un peu plus de détail sur ce point.
Naturellement, là où il y a commerce, on a vocation de faire du profit. Outre la vente de matières premières ou produits finis, les Nations échangent une panoplie de biens dont la monnaie elle-même. En effet, pour acheter une voiture aux Usa, l’Ivoirien a besoin du dollar américain. Si le billet vert (dollars) est à l’image de l’économie américaine, donc fort, notre consommateur devra débourser beaucoup plus de Franc Cfa que dans le cas d’un dollar faible. Inversement quand M. Sansan Kouao, vend ses tonnes de cacao à New York, et que le dollar est fort par rapport à l’euro donc par rapport au Franc Cfa, notre agriculteur revient tout en joie car il recevra beaucoup de Franc Cfa. C’est dire que d’autres éléments tels que le taux de change, par exemple, sont en jeu dans la gestion d’une monnaie. Notons que le taux de change peut être fixe (cas du Franc Cfa par rapport à l’Euro), semi-flottant (cas de la Chine qui impose des barrières à ne pas franchir pour sa monnaie) ou complètement flottant (cas de l’euro). Les dangers qu’il y a à gérer une monnaie à taux flottant, réside dans la fierté des autorités monétaires a défendre leur monnaie contre une baisse de sa valeur. Ici, on s’expose à l’appétit des traders professionnels qui, vu l’état de santé de l’économie du pays en question, sont tellement convaincus (et à juste titre) que la valeur actuelle de ladite monnaie est trop levée, qu’ils (les traders) vont s’attaquer à la monnaie, dans le sens de réduire sa valeur. Comment cela se passe-t-il dans la pratique? Prenons le cas du milliardaire américain George Soros, qui a parié que la livre sterling, la monnaie du Royaume-Uni devrait perdre de valeur en 1992. Ce trader a donc vendu à découvert 10 milliards de pound (livre sterling) sur le marché financier (qu’on appelle aussi FX). Au départ, l’autorité monétaire à Londres a voulu défendre son « bébé » en prenant des mesures contre l’offre de vente de Soros. Evidemment, on ne lutte pas contre la loi de l’offre et de la demande. Résultats, la monnaie anglaise a fondu. Soros a eu raison, il est devenu milliardaire. La leçon ici est de comprendre que l’on a nullement besoin de défendre la parité d’une monnaie surtout pour la Côte d’Ivoire, pourquoi? Simplement parce que la Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’une monnaie forte. Le pays étant dans une position d’exportateur net (vendre plus et acheter moins), il bénéficierait d’un taux de change faible, ce qui accroîtrait ses gains. Tenez, nous avons, par exemple, la Chine d’un côté, qui se bat pour que sa monnaie reste faible et de l’autre, les Américains qui font pression pour que la parité du Rinminbi (monnaie chinoise) avec le dollar, remonte pour refléter la puissance économique de la Chine et ainsi moins pénaliser l’économie de l’oncle Sam. En définitive, gérer sa propre monnaie n’a rien de sorcier et ne peut qu’être bonheur vu les possibilités que s’offre la banque centrale de dynamiser l’économie et donc gonfler les richesses de l’Etat quand il le faut. Abidjan n’a d’autres choix que de battre monnaie.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

By Danon Gohou

Par cotedivoireverite le 4 février, 2011 dans Economie
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Joshua Osih, l’un des vice présidents du Sdf (Cameroun ) donne son avis sur la crise ivoirienne: « Nul ne peut réfuter le fait que les électeurs ont exprimé leur « choix » sous la menace des armes »

La Côte d’Ivoire est entrain de vivre un drame indescriptible et insupportable lié à l’élection présidentielle de décembre dernier. Tous les protagonistes sans exception ont péché soit de bonne foi, soit de mauvaise foi, en laissant croire que l’on pouvait organiser une élection aussi sensible dans un pays coupé en deux avec d’un côté des gens lourdement armés. Pour ce qui concerne le vote proprement dit, aucun esprit rationnel ne peut avouer que le vote a été crédible en zone rebelle.

Il faut relever que les élections dans le Nord de la Côte d’Ivoire ne se sont pas déroulées dans le respect des règles édictées. Nul ne peut réfuter le fait que les électeurs ont exprimé leur « choix » sous la menace des armes. Les scores obtenus par le candidat Ouattara dans cette zone rebelle laissent perplexes en ce sens qu’ils rappellent l’ancienne époque soviétique, des partis uniques ou des Républiques bananières. En l’absence de désarmement et de démobilisation qui étaient pourtant prévus dans les accords de Ouagadougou et qui n’ont pas semblé préoccuper l’Onuci pour des raisons inavouées et qui sont malheureusement connues de tous aujourd’hui, les populations de ces zones ont voté avec la peur des représailles pour le village qui ne voteraient pas majoritairement pour l’allié des rebelles.

On ne saurait donc parler de sincérité du scrutin dans cette zone. Il revenait donc au candidat Laurent Gbagbo de saisir le Conseil constitutionnel conformément à la loi électorale ivoirienne à l’effet d’annuler ou d’invalider les votes dans cette partie du pays. Pour ce qui concerne les résultats, la proclamation faite par la CEI est nulle tant sur la forme que sur le fonds. Elle ne s’est pas faite au siège de cette instance administrative, mais plutôt au Q.G. d’un candidat et en l’absence des autres commissaires de cette instance. Le délai de trois jours accordé à la CEI pour proclamer les résultats était impératif et non indicatif.

Il revenait donc au Conseil constitutionnel à partir du mercredi 1er décembre à minuit de prendre le relais conformément à la loi électorale ivoirienne. Il n’appartenait plus à la CEI, à l’ONU, à l’Europe et encore moins au Président Sarkozy – qu’il ne faut surtout pas confondre avec le peuple français- de proclamer les résultats. S’appuyer uniquement sur la certification des résultats provisoires proclamés par Youssouf Bakayoko est indigeste et profondément malsain. La certification de l’ONU aurait dû porter si l’on s’en tient aux accords de Ouagadougou, sur l’ensemble du processus électoral qui va de l’inscription sur les listes électorales à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel.

C’est ce qui s’est passé au premier tour. Le débat sur la crédibilité du Conseil constitutionnel ivoirien est puéril en ce sens qu’elle est loin de faire plus mauvaise figure que des institutions du même type sur le continent et ailleurs. Si l’on prend le cas précis de la France les membres du Conseil constitutionnel sont nommés par le Président de la République et les Présidents des deux chambres parlementaires : l’Assemblée nationale et le Sénat.

Le fait de ne pas être matériellement inscrit dans un parti n’enlève rien au fait que c’est le Président de la République française qui les nomme. On ne saurait demander aux ivoiriens en particulier et aux africains en général d’avoir des institutions fortes et cautionner par ailleurs qu’un pays proclame son Président en dehors de tout cadre légal. Le Conseil constitutionnel est le seul et unique organe habilité à proclamer les résultats définitifs en Côte d’Ivoire.

Je pense pour ma part que le débat devrait plutôt être axé sur la crédibilité de la CEI, qui comme ELECAM au Cameroun, est une instance notoirement partisane de par la composition de ses membres. Tous les donneurs de leçons hypocrites qui ont en réalité joué aux pompiers-pyromanes savaient très bien que la composition de la CEI était porteuse de déflagrations politiques de forte amplitude. On ne peut pas d’un côté inscrire que le mode de validation des PV au sein de la CEI sera consensuel et de l’autre cautionner que cette instance administrative soit composée au deux tiers des partisans de Ouattara, tant au niveau des commissaires centraux que des commissaires régionaux.

Le Président de la CEI, Youssouf Bakayoko, est un haut cadre du PDCI qui s’est rallié à Ouattara au second tour. Contrairement donc à ce que certains prétendent, le Président Gbagbo n’a jamais organisé les élections en Côte d’Ivoire. S’il avait conduit de main de maître cette élection, il n’aurait pas accepté la configuration outrancièrement partisane de cette CEI. Tout lui a été dicté depuis Marcoussis par des pantins manipulables à la solde de certaines nébuleuses hétéroclites. Le refus de voir des morts supplémentaires dans son pays et son sens élevé de la conception de la démocratie l’ont poussé à accepter les différents compromis quoique sachant qu’ils lui étaient défavorables. Son seul tort manifeste est d’avoir cru, contre l’avis de ses fidèles, que d’autres étaient animés du même esprit républicain comme lui.

Ce qu’on refuse aussi de dire à propos de la crise ivoirienne et c’est fort dommage, c’est qu’ au Nord de la Côte d’Ivoire le Président Gbagbo était de l’opposition et le candidat Ouattara était au pouvoir par l’entremise des rebelles qui détenaient tous les rouages de l’Etat. Il était donc normal que Laurent Gbagbo conteste certains résultats au Nord. Alassane Ouattara ne l’a pas fait pour ce qui concerne les résultats dans le reste du pays. Il est libre d’agir ainsi. Cela a au moins le mérite de prouver que les résultats, en dehors du Nord, n’ont été contestés par aucun des candidats.

Le Président Laurent Gbagbo est le Président de la Côte d’Ivoire. Le Conseil constitutionnel dont les décisions ne sont susceptible d’aucun recours – et qui avait par ailleurs qualifié Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara pour le second tour sans qu’il y ait la moindre protestation – en a ainsi décidé après avoir vidé le contestieux électoral. Le Conseil constitutionnel fait partie intégrante du processus électoral en Côte d’Ivoire. Le candidat Outtara le sait très bien. A titre d’illustration, après la proclamation ubuesque de sa prétendue victoire par la CEI et M. CHOI, il s’est ravisé par la suite en transmettant « par courrier » sa prestation de serment au Conseil constitutionnel qu’il a pourtant renié par le passé. Par cet acte, il reconnaît de fait –contrairement à ses affidés- l’importance du Conseil constitutionnel dans le dispositif électoral ivoirien.

Le problème aujourd’hui dans ce pays n’est pas de soutenir Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara. Le peuple ivoirien a fortement payé le prix de 10 années d’un conflit politique qui, de mon point de vue, trouve sa source dans l’absence en Côte d’Ivoire d’institutions démocratiques. Malheureusement, nous assistons depuis la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel à une dictature de la pensée unique de certains médias à la solde de certaines nébuleuses qui ont manifestement décidé de déstabiliser ce pays.

Toute la déferlante politico-médiatique que l’on observe ces derniers temps tourne autour des intérêts. Les prises de position parcellaires, condescendantes et impératives de l’ONU et surtout de la France attisent les rancœurs, heurtent brutalement le sentiment souverainiste des ivoiriens et ne sont pas de nature à aider à une solution pacifique à cette crise. La solution à cette crise viendra des ivoiriens eux-mêmes. Il suffit que les protagonistes refusent d’être instrumentalisés par des forces extérieures négatives et impérialistes, acceptent de vivre véritablement ensemble et de regarder ensemble vers la même direction pour construire leur pays. Je suis de ceux qui pensent que le dialogue et la concertation entre les frères ivoiriens sous l’impulsion des grandes consciences africaines demeurent la seule voie de sortie de crise.

Ma préoccupation essentielle et qui devrait être celle de mes compatriotes à la suite de cette élection en Côte d’Ivoire qui doit absolument servir de leçons pour le Cameroun en particulier et l’Afrique en général, c’est la mise sur pied dans tous ces pays d’institutions démocratiques fortes non à la solde d’une personne. Au Cameroun, Elecam doit être crédible et acceptée par tous. Ce n’est malheureusement pour l’instant pas le cas. Cet organe est composé en totalité des membres du bureau politique et du comité central du parti des flammes. La position SDF est claire à ce sujet. Une commission électorale indépendante ne saurait être constituée des représentants des partis politiques.

L’exemple de la Côte d’Ivoire démontre à suffisance que dans une telle configuration, les hommes politiques ont toujours de la peine à se défaire de leurs casquettes partisanes. C’est cette situation qui a d’ailleurs été à l’origine de l’impasse constatée au sein de la CEI ivoirienne. Cela dit, le SDF est pour une commission électorale constituée d’hommes intègres recrutés au sein des organisations religieuses, de la société civile et autres organismes dont la neutralité est avérée. Un des premiers critères de la neutralité est celui de n’avoir jamais appartenu à un parti politique. Bien plus, le Cameroun ne dispose pas encore, et c’est scandaleux en plein 21ème siècle, d’un Conseil constitutionnel. Toutes les grandes démocraties du monde ont savamment intégré cette institution dans leur processus électoral. Car, elle est la seule capable de légaliser une élection et de conférer au candidat élu tous les attributs du pouvoir. En l’absence d’un tel organe on pourrait glisser dans un Etat de non droit où l’opinion du plus fort s’imposera à tous.

Pour terminer sur cette question, permettez-moi de faire une observation très importante. En 1992, le SDF a respecté le peuple camerounais en préservant la paix alors qu’on avait tous les moyens pour faire sombrer le pays dans une guerre civile. Le candidat Ouattara pour qui j’ai beaucoup de respect – malgré le fait qu’il soit actuellement sous protection des rebelles des Forces Nouvelles- devrait s’en inspirer pour épargner ses compatriotes des souffrances.

Il est temps pour lui de se ressaisir et de repenser ses stratégies. Car, selon toute vraisemblance, la Communauté internationale qui représente son dernier espoir de conquête du pouvoir par les armes, commence peu à peu, après un mois de menaces infructueuses, à revoir ses positions et elle finira par envisager l’option du dialogue face à un Gbagbo de plus en plus convainquant dans ses sorties médiatiques.

Par Ingrid Alice NGOUNOU

Par cotedivoireverite le 4 février, 2011 dans Politique Africainne
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Hier à la mairie de Cocody – KKB séquestré par des jeunes patriotes – Comment le leader de la Jpdci a été exfiltré

Il est 12 h 31, ce jeudi 3 février 2011, quand nous arrivons à la mairie de Cocody. C’est que quinze minutes plutôt, nous avions reçu l’information faisant état de la séquestration du président de la Jeunesse du parti démocratique de Côte d’Ivoire (Jpdci), Kouadio Konan Bertin (KKB), par des jeunes. Une fois sur les lieux, nous constatons que le portail principal est fermé. Idem pour le petit portail. Aucun passage n’est pas permis. De l’extérieur, on remarque une ambiance surchauffée à l’intérieur. Des dizaines de jeunes se montrent menaçants. Certains tentent d’entrer dans des bureaux. D’autres veulent en découdre avec les éléments des Forces de défense et de sécurité (Fds) qui ont investi les lieux. La pluie qui s’abat n’altère pas l’ardeur belliciste des manifestants. Plusieurs personnes nous indiquent que le leader de la jeunesse du « vieux parti » est effectivement dans un bureau de la mairie.
« Nous ne pouvons pas accepter que le Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, Ndlr) lance des appels à la désobéissance civile, des appels de pays mort et que KKB vient faire des papiers à la mairie de Cocody », lance un jeune, visiblement excité. « Si KKB peut venir ici, c’est que le blocus du golf n’existe pas alors », réagit un autre répondant aux initiales de K.A. « Il faut qu’on appelle la Rti pour que KKB dise qu’il reconnaît Gbagbo comme président de la République », exige Kipré B. « Vous les policiers qui le protégez, c’est vous ils tuent. Souvent même, ils tuent des policiers qui n’ont même pas encore touché à leur premier salaire », affirme un manifestant, la gorge nouée de colère. Au même moment, un responsable de la Police arrive. Il a un imperméable en main. Sans perdre le temps, il escalade le portail. Dans la cour, un véhicule de transport de troupes de la
Compagnie républicaine de sécurité 1 (Crs 1) du commissaire Djédjé Gbagro Bertin est positionné. Un autre est à l’extérieur vers une station d’essence. A côté du grand portail, les moteurs d’un véhicule pick up de Police et d’un véhicule particulier de type 4×4 sont en marche. Le nombre de policiers grandit. Notamment vers le grand portail de la mairie. On voit des jeunes policiers en cagoule. Armes au poing. Des jeunes comprennent que les Fds veulent exfiltrer KKB. Ils mettent en garde contre toute tentative d’exfiltration. Vers 13 h, un jeune vient informer les autres que le collaborateur d’Henri Konan Bédié n’est plus à la mairie. « Il vient d’être exfiltré par des policiers. On l’a habillé en treillis et on l’a fait sortir par une autre porte », soutient-il. « Faux ! On est tous ici et on sait qu’il n’y a pas une autre porte par laquelle, on peut le faire sortir », fait savoir D.M. Quelques minutes
après, les policiers commencent à quitter leurs positions de « combat ». « Si KKB était encore là, vous pensez que les policiers allaient bouger », fait remarquer Koffi Kouassi Rémy. Il ne finit pas de parler qu’un manifestant indexe deux policiers comme étant ceux qui ont exfiltré le leader de la Jpdci. Ils viennent du carrefour avant la maison du Pdci (en venant de Saint Jean). Et courent vers le 8ème Arrondissement, situé à côté de la mairie de Cocody. Une source policière informe que le jeune leader a été conduit à la Préfecture de Police au Plateau pour faire sa déposition. Pour être situé, nous appelons sur le téléphone portable de KKB. Il décroche, mais la conversation est difficile. C’est dans la soirée que nous l’avons eu. Finalement. Il confirme avoir été à la mairie de Cocody. A la question de savoir ce qu’il était allé y faire, il n’est pas précis. Tout comme il ne dit pas s’il a été
habillé en treillis ou pas. M. Kouadio Konan reconnaît toutefois que ce sont les policiers qui l’ont exfiltré. « Ça va ! », lâche-t-il.

SYLLA A. et FOFANA Mambé

Ce sont ses même policiers que vous envoyez tuer qui vous sauvent tout le temps, juste pour vous faire savoir que SEM GBAGBO ne donne pas d’ordre pour vous abattre mais plus tôt pour vous protéger. Un jour viendra ou vous comprendrez tous les tords que vous faites à votre pays et à votre progéniture.

Par cotedivoireverite le 4 février, 2011 dans Politique Africainne
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Paiement de la dette extérieure de la Côte d`Ivoire : Pourquoi les créanciers doivent-ils s’adresser à ‘‘leur’’ Président Ouattara ?

L’AFP dans une dépêche de ce jour 02 février 2011, annonce que la Côte d’Ivoire du gouvernement du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo n`a pas honoré le paiement, prévu fin janvier, d`environ 30 millions de dollars d`intérêts d`un emprunt de 2,4 milliards USD à des créanciers privés.

La raison évoquée est, selon M. Ahoua Don Mélo, Ministre de l’Equipement et de l’Assainissement et Porte-parole du gouvernement, que « le Gouvernement n`a pas honoré ce remboursement sur sa dette, car il a été « contraint de suspendre toute opération en attendant que les sanctions de l`Union européenne et de l`Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) soient levées. » Voilà qui est très claire et sensé.

Deux observations à faire sur cet article :
1- Aux journalistes de l’AFP : je voudrais rectifier qu’il n’y a pas deux Côte d’Ivoire dans le monde. Il n’y en a qu’une seule ; celle actuellement présidée par le président Laurent Gbagbo et dont la présidence est également convoitée par M. Alassane Ouattara. Ce n’est pas juste d’écrire « la Côte d’Ivoire du gouvernement du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo » comme s’il existait une autre Côte d’Ivoire. Messieurs de l’AFP, la Côte d’Ivoire est une et indivisible sachez-le une fois pour toute.
2- A mesdames et messieurs membres de la société financière internationale, aux bailleurs de fonds du FMI et de la BM, sachez que dans le cadre du PPTE, le président Laurent Gbagbo a toujours honoré ses engagements vis-à-vis de vous. Si aujourd’hui la Côte d`Ivoire manque un paiement de sa dette à ses créanciers, vous n’avez qu’à vous en prendre à vous-même, ou à M. Ouattara. Le problème qui se pose aujourd’hui n’est pas l’inexistence des fonds pour le paiement de ladite dette, mais plutôt l’indisponibilité des fonds par votre fait. ‘‘ Vous savez très bien que vous ne pouvez pas bâillonner quelqu’un et lui demander de crier.’’ C’est impossible. Messieurs, vous ne pouvez pas geler les avoirs de la Côte d’Ivoire, bloquer tous ses comptes à l’extérieur, suspendre l’exportation du café et du cacao etc.…et espérer qu’elle vous rembourse vos dettes. Elle vous rembourse comment ? Avec quoi ? De quelle manière ? Ce n’est pas possible tant que cette situation va perdurer. « Ne vous prévalez pas aujourd’hui de votre turpitude d’hier! » Allez plutôt encaisser le sieur Ouattara que vous reconnaissez comme président légitime élu de la Côte d’Ivoire. C’est lui que vous reconnaissez n’est-ce pas ? Allez au Golf Hôtel, il donnera des instructions au Gouverneur par intérim Jean-Baptiste M. P. COMPAORE pour le remboursement de vos dettes. Et puis, il s’agit de la dette de la Côte d’Ivoire et non de celle de Gbagbo. Le patrimoine d’une personne, morale ou physique, c’est à la fois l’actif (créance) et le passif (dette) et non l’actif exclusivement. Si Ouattara veut contrôler les finances, qu’il contrôle aussi les dépenses. C’est le principe de la continuité de l’Etat. Merci d’intérioriser ce principe élémentaire de la gestion de la chose publique.

Par cotedivoireverite le 4 février, 2011 dans Economie
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